
Bon, c'est encore ce temps-là de l'année. Et par ce temps là de l'année, j'entends environ 99,9% du temps, à l'exception de genre deux semaines durant l'été. Je vais froisser tous mes amis avec ce post, et aussi les trois autres quarts de Feeling Nouveau (wait, on est cinq, mais je sais pas si le metalhead au Japon aime ça, lui, ou pas), ma mère, toute ma famille, mes voisins pis le gars du dép, bref tout le monde sauf mon mari, (et c'est d'ailleurs un de ses traits les plus sexy de ne pas aimer ça) on recommence déjà à parler de l'osti de hockey.
Sérieux, crisse? Ça fait trois secondes que c'est fini! Les camps d'entrainement, les séries, les finales, je l'sais tu, mais excusez-moi, c'est vraiment TROP. C'est trop!!!! On va entendre parler que de ça!!!! C'est quand même juste des gros beefy jocks même pas beaux à qui il manque souvent des dents qui sont payés incroyablement cher pour pousser un morceau de rubber. Le sport en soi, je m'en tape, je l'haïs pas plus qu'un autre, mais on en parle tellement trop! TELLEMENT! C'est à croire qu'il se passe plus rien dans le monde durant six mois dans l'année parce que les Canadiens, qui si je ne m'abuse sont poches et n'ont rien gagné de bien hot depuis avant votre naissance, ont yet again poussé une puck à des places. Osti, ça fait les front pages de journaux pas très hot quatre fois semaine, come on!
Pire encore, ça transforme plein de gens respectables et intello que j'aime en gros animaux qui beuglent avec la face pleine de sauce à wings. Ça se la joue branché et blasé le reste du temps, mais mets-les devant un gros écran avec des chips pis de la bière, et on retourne à l'âge de pierre. Tout le monde devient un espèce de Mathieu de Loft Story, s'exprime avec des grognements, se peinture grossièrement la face et, j'en suis certaine, se met à PUER PLUS. En plus, ça namedrop constamment des joueurs dont c'est même pas capable de prononcer le nom, ça empoisonne chaque conversation en ramenant tout à cet esti de JEU comme si on était en temps de guerre et que c'était impossible de penser à autre chose. Aimer un sport, c'est une chose, mais ne pas pouvoir exister trois minutes sans lire le nom de Halak, ou whatever, spray painté sur des chars, écrit sur des boules, tatoués dans des fronts, sur des arrêt stop, sur le journal, sur Twitter, des drapeaux, des fanions, des gros doigts en mousse, des calottes, des t-shirts, des t-shirts pour chiens, des serviettes, des stickers, des bobettes, OKÉÉÉÉ osti ENOUGH!!!!!!!!!!!!
Sans parler de tout le gossip que ça engendre, qui est la femme de qui, qui est échangé contre qui, qui a fait une jambette à qui, on se croirait dans un épisode infini de Virginie encore plus plate que les autres que ça coûte soit soixante piasses de câble ou trente piasses de bière pour pouvoir regarder. (Ce qui est assez niaiseux, je trouve. Ne plus jouer le hockey en français sur les chaines gratis, sérieux? C'est quoi le plan? Allo, Molson people. Ton auditoire, c'est pas typiquement la haute société ni du monde filthy rich. C'est chien.) Si bien que tu peux juste pas t'en sauver JAMAIS. En première page, partout, y'a la grosse face suante de some dude mid-action qui fait une face de sport. En regardant dans son regard absent, là où vous voyez de la gloire et le sparkle du héros, moi je vois un gros cave gluant pas capable d'enligner deux mots sans roter. Sorry, mais cé ça.
J'en ai juste assez. L'an dernier m'a tellement écoeuré, crisse, je suis juste pas prête à recommencer DÉJÀ à me faire pousser cette insignifiance géante dans la gorge, pitié, pas déjà... Les gros épais qui klaxonnent sans arrêt pour rien et qui manquent de me faire prendre le clos, les espèce de cheap sluts à eye-liner blanc avec des tanks tops du CH sur leurs pas-de-totons, l'absolue impossibilité de circuler dans mon coin mille soirs semaine à cause du trafic du Centre Bell, tous les gros colons sur la go parce que leur blonde est restée chez eux, fuck... Si t'as à ce point-là besoin de te sauver de ta blonde, esti de gros BS cliché, laisse-là, fuck, au lieu de te servir du hockey comme prétexte pour te pousser, abuser des pretzels, aller aux totons pis pincer le culs des waitrices. Bon pardon, là je divague un peu, mais avouons que le fan de hockey moyen est pas exactement Hubert Reeves, right??? Yet la moitié du temps, dès que des gros épais courent après le morceau de plastique, vous vous transformez tous en lui. C'est fucking déprimant.
En terminant, qu'on me parle pas du côté rassembleur, parce que ça en devient juste insultant. Des causes qui valent la peine de se rassembler, de s'émouvoir devant la force de la masse, de se rapprocher des gens qu'on aime en s'unissant pour un but commun, y'en a des milliards, et vous vous en câlissez éperdument. Vous voulez vous unir, flasher votre fierté d'être Québécois, beugler votre sentiment d'appartenance? Levez les yeux de votre TV, osti. Charest et Harper ont été élus pendant que vous aviez les bras enfoncés jusqu'au coude dans la sauce BBQ de la Cage au Sports. Fuck votre argument du "c'est rassembleur, c'est notre héritage". N'importe quoi. Vous êtes pas fiers de fuckall.
Anyway, pitchez moi pas de roches, là, je pense pas que je suis la police des divertissements intelligents, je suis fan moi aussi de plein de shows vraiment stupides qui font juste endormir mes angoisses et stimuler la zone gros singe de mon cerveau. Et c'est ben correct. Je vous juge pas ou rien, quoique non, je vous juge. I really. Don't. Get it. Mais ça on s'en fout. Mon point c'est que l'over-exposure du hockey, c'est vraiment trop. Way, way, way trop.
Un ami me disait ça tantôt, et well, c'est cute, pis il a raison. Échange.
Lui: Right. Reste que, comme mindless entertainment, se retrouver avec genre 5 chums pis regarder une game en buvant de la bière pis en criant, c'est déjà mieux que regarder la lutte.
Moi: Non, du tout. Au moins la lutte fait pas les headlines CHAQUE JOUR six mois par année.
Lui: Non je suis d'accord, le front page du JdM à tous les 2 jours, c'est too much. Cela dit, pour moi, watcher le hockey, c'est plus comme "suivre une télésérie". Mais bon, je pense pas que tu doives juger le monde qui regarde le hockey casually. Virginie aussi ça joue à tous les jours, y'a des changements de trios pis des échanges (le gai de Sophie Paquin contre la fille de Marcel Leboeuf pis deux choix au repêchage), pis c'est tout le temps la même fuckin' histoire. Mais je vois pas de fanions VIRGINIE 4 EVA sur les Taurus de mes voisins. Et au millième épisode, on a pas renommé une rue pis on n'a jamais fait de film sur CHantal Fontaine, même si son nom commence par CH pour vrai, elle.
Euh WORD.
lundi 27 septembre 2010
J'HAÏS LE HOCKEYYYYYY
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4 commentaires:
A te lire, la teleserie de Virginie te convient mieux... mais elle prend fin.
Tandis que le hockey du CH est la pour rester.
Les amateurs de hockey (les fans ne le sont pas tous) aime l'intensite de ce sport d'equipe avec ses differents joueurs. Les 82 parties et plus sont le meilleur show a suivre.
Comment esperer en parler moins avec tous ce qui peut se passer en 8 mois parmis un groupe de 20 joueurs elites qui performent pour la victoire a coup de millions.
Quel commentaire étrange. Même pas certain d'avoir compris ton point.
"Comment esperer en parler moins avec tous ce qui peut se passer en 8 mois parmis un groupe de 20 joueurs elites qui performent pour la victoire a coup de millions."
Pardon? C'est quoi ça, une question?
Hockey sucks.
j'haiiiiiiiiiiiiiiii le hockey !!!!!!
parle pour peu importe où tu te trouves dans le monde et que tu mentionnes le fait que tu es canadienne, on te parle de hockey!
euh. non merci!
et après avoir dit "fuck hockey. i hate it."
tu te fais alors dire que t'es pas une bonne canadienne, encore moins une bonne montréalaise.
peut être pour ça que j'haï aussi l'hiver.
merci, je déteste le hockey tout autant.
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